
Le cessez-le-feu US-Iran a remis l'euro sur les rails. L'EUR/USD consolide à 1,1670–1,1680 ce 9 avril, mais la vraie séquence commence le 29–30 avril, quand la Fed et la BCE se prononcent en 24 heures. Voici l'analyse complète pour ne pas vous faire surprendre.
Par Marc-Antoine Desrochers, Analyste macro, marchés de change et banques centrales
Fed le 29 avril, BCE le 30 avril. la volatilité arrive.
Positionnez-vous avec un courtier réglementé et une protection contre le solde négatif. Pas de mauvaise surprise si le marché fait un gap.
Ouvrir un compte Exness →Début avril 2026, l'EUR/USD était en consolidation sous les 1,1560, les données américaines à l'emploi solides avaient réduit les espoirs de baisse Fed, pesant sur l'euro. Puis l'accord de cessez-le-feu de deux semaines entre Washington et Téhéran a tout changé.
La désescalade dans le détroit d'Ormuz a immédiatement fait chuter les prix du pétrole. Moins de pression énergétique = moins d'inflation importée aux États-Unis = moins de raisons pour la Fed de rester hawkish. En l'espace de 48 heures, les marchés dérivés ont relevé la probabilité d'une baisse Fed en 2026 de 0 % à 60 %. L'EUR/USD a bondi en réponse, testant les 1,1670.
Ce n'est pas un retournement de tendance, c'est un rebond technique dans un contexte fondamental qui reste sous tension. Le mouvement révèle néanmoins combien l'EUR/USD reste sensible aux chocs géopolitiques et aux repricing de la Fed.
Prix actuel
1,1675
Plus haut annuel
1,2019
27 jan. 2026
Plus bas annuel
1,1453
Mi-mars 2026
Perf. 12 mois
+5,3%
Supports clés
1,1578–1,1605 · Zone critique immédiate
1,1500 · Support majeur
1,1453 · Plancher mars 2026
Résistances clés
1,1700 · Résistance psychologique
1,1770–1,1825 · Zone de résistance forte
1,2019 · Sommet annuel (objectif haussier)
En vingt ans de marchés, les séquences Fed-BCE en 24 heures sont rares. Elles créent des conditions de volatilité extrême, avec le risque d'une annonce qui efface la précédente. Pour les traders de l'EUR/USD, c'est un événement qui mérite une gestion du risque particulière.
Le consensus est quasi-unanime : la Fed maintient ses taux le 29 avril, avec une probabilité de 94 à 98 % selon CME FedWatch et Polymarket. Le taux des fed funds reste dans la fourchette 3,50–3,75 % fixée en mars. Ce qui comptera, c'est le ton du communiqué. et surtout la conférence de presse de Jerome Powell.
Si Powell laisse la porte ouverte à des baisses en juin-juillet, le dollar recule et l'EUR/USD grimpe. Si au contraire il adopte un ton prudent sur l'inflation résiduelle, surtout dans un contexte de cessez-le-feu précaire, la réaction sera inverse. Ce scénario binaire est exactement ce qui rend la session du 29 avril imprévisible pour les positions overnight.
Côté européen, la situation est plus inédite. L'inflation de la zone euro a rebondi à 2,5 % en mars, tirée par l'énergie, contre 1,9 % en février. Les projections des équipes BCE pour 2026 ont été révisées à 2,6 %. Dans ce contexte, plusieurs membres du conseil des gouverneurs ont signalé leur ouverture à un resserrement : les marchés attribuent désormais plus de 80 % de probabilité à une hausse BCE le 30 avril.
Ce qui est paradoxal : une hausse BCE renforce l'euro à court terme, mais nuit à la croissance européenne à moyen terme. et donc affaiblit l'euro ensuite. C'est ce type de réaction en deux temps qui fait la richesse, et la complexité, du trading autour des banques centrales.
Décision Fed, 20h00 CET
Pause attendue. Focus sur le ton Powell et les projections de baisses 2026.
Décision BCE. 14h15 CET
+25 pb anticipé (80 %+). Conférence Christine Lagarde à 14h45.
Emplois non-agricoles USA (NFP)
Données clés pour calibrer les anticipations Fed de juin.
PIB zone euro Q1 2026 (révisé)
Indicateur de santé européenne post-choc pétrolier.
Le rebond depuis les 1,1453 (plancher de mi-mars) est vigoureux mais confronté à une résistance bien définie. Le prix teste actuellement la zone 1,1670–1,1700, un ancien support retourné en résistance qui a déjà rejeté deux tentatives de dépassement depuis début avril.
Sur le graphique journalier, le RSI flirte avec la zone de surachat (autour de 65), ce qui suggère une consolidation horizontale probable avant les événements de fin de mois. Le MACD journalier reste positif mais la pente s'aplatit. On n'est pas dans un mouvement directionnel propre, c'est une accumulation avant annonce.
Le scénario le plus probable pour les trois semaines à venir : range entre 1,1578 et 1,1770, avec une rupture directionnelle attendue lors des annonces Fed/BCE du 29-30 avril. Les traders disciplinés évitent les grosses positions dans ce no-man's land.
Fed dovish + BCE hawkish = compression du différentiel de taux en faveur de l'euro.
Objectif : 1,1825 puis 1,2019 si cassure décisive.
Fed hawkish surprise + BCE prudente = rebond du dollar, déception sur l'euro.
Objectif : 1,1500 puis 1,1453 (plancher mars).
“On reste acheteur tant que le 1,1580 tient. Si ça casse, on rebascule en vendeur avec un objectif à 1,1450. Pour l'instant, le rebond du cessez-le-feu est réel mais pas forcément durable, le marché attend le 29 pour choisir son camp.”
— Synthèse du sentiment sur TradingView FR et Café du Trading, 9 avril 2026
Sur les forums francophones, le consensus oscille entre prudence haussière et attentisme tactique. La majorité des traders particuliers français et belges ont réduit leur exposition directionnelle, ils maintiennent des positions partielles et attendent la confirmation post-Fed pour renforcer. C'est une posture sage dans un marché à deux catalyseurs simultanés.
Les desks institutionnels parisiens voient un retour vers 1,18–1,20 $ en fin de trimestre comme scénario central, porté par la divergence BCE/Fed. Mais ils soulignent que tout dépend de la pérennité du cessez-le-feu Hormuz. si les tensions reprennent, le pétrole remonte, l'inflation américaine repart, et la Fed redevient hawkish.
Les traders suisses, qui surveillent l'EUR/CHF en parallèle, notent que la BNS reste en mode attente, une posture qui laisse l'EUR/CHF vulnérable à la volatilité importée de la Fed/BCE. Le franc suisse pourrait s'apprécier si les marchés fuient le risque autour des annonces.
Depuis janvier 2026, les frais exigibles par l'AMF ont augmenté de 2,05 % dans le secteur des instruments dérivés. En pratique, cela se traduit par une légère hausse des coûts opérationnels pour les courtiers régulés, qui peuvent marginalement la répercuter. Rien d'alarmant, mais c'est une raison supplémentaire de comparer les spreads et commissions avant d'ouvrir un compte.
Sur le front de la lutte anti-fraude, l'AMF et l'ACPR ont blacklisté 58 sites forex non autorisés en 2025, un record. Le régulateur français intensifie également son usage de l'intelligence artificielle pour détecter les schémas frauduleux, conformément à son plan stratégique Impact 2027. C'est une excellente nouvelle pour les traders légitimes.
Le cadre ESMA reste inchangé : levier 30:1 maximum sur paires majeures, protection contre le solde négatif obligatoire, et interdiction des bonus. La fin de la période de transition MiCA le 30 juin 2026 affecte surtout les actifs crypto, mais les courtiers multi-actifs devront clarifier leurs offres en conséquence.
Lors des annonces de banques centrales, les spreads s'élargissent et les prix gappent. La sélection du courtier n'est pas anodine. elle détermine vos coûts réels et votre protection en cas de mouvement extrême.
Exécution ultra-rapide, spread EUR/USD à partir de 0,0 pip sur compte Pro. La protection contre le solde négatif est activée par défaut, capital pour les traders qui gardent des positions ouvertes lors des annonces Fed/BCE. Dépôt minimum accessible dès 10 $.
Régulé directement par l'AMF en France, spread EUR/USD fixe à 0,9 pip, idéal pour budgéter ses coûts précisément avant des annonces. Interface mobile AvaTradeGO intuitive, support en français 24/5. Recommandé pour les traders qui abordent leur premier cycle Fed/BCE.
Les annonces Fed et BCE sont les événements les plus volatils du calendrier forex. L'EUR/USD peut bouger de 100 à 200 pips en quelques secondes, suffisant pour effacer plusieurs semaines de gains si vous n'êtes pas positionné correctement.
La stratégie la plus sûre pour les traders francophones particuliers est simple : réduire la taille des positions à 50 % de la normale dans les 24 heures précédant l'annonce. Si vous maintenez une position ouverte, votre stop-loss doit être inférieur à 1 % de votre capital. sans exception. La règle du 1 % sauve des comptes lors des événements haute volatilité.
Une alternative : jouer l'annonce après la confirmation. Attendez que le marché digère la première réaction (souvent une fausse direction), puis entrez en direction du mouvement de fond 15 à 30 minutes après la publication. Moins de profits potentiels, mais beaucoup moins de risque de gap.
Choisissez un courtier avec une exécution rapide, des spreads serrés même en période de volatilité, et une protection contre le solde négatif. Tradez malin, tradez protégé.
Marc-Antoine Desrochers
Analyste macro spécialisé dans les marchés de change et les politiques de banques centrales. Couvre la Fed, la BCE et la BNS pour les traders particuliers francophones depuis 2015. Ancien économiste chez une banque d'investissement canadienne, basé à Genève.